(BFM Bourse) - L'indice parisien recule à la clôture de ce mardi 7 juillet, miné par les doutes sur les valeurs IA.
La Bourse de Paris ploie sous les doutes sur l'intelligence artificielle (IA). Son indice phare, le CAC 40, recule de 0,51% à 8.436,24 points à la clôture de ce mardi 7 juillet.
L'un des temps forts de cette semaine sera le sommet des dirigeants de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), qui se tient ce mardi et mercredi.
"Compte tenu des récentes critiques formulées par le président Trump à l'encontre de l'Otan, notamment au sujet du conflit avec l'Iran, ce sommet pourrait être riche en rebondissements. Il devrait permettre de faire avancer le programme 'Otan 3.0', en cours d'élaboration, dans le cadre duquel les membres européens de l'Otan assument davantage de responsabilités en matière de défense conventionnelle", développe Deutsche Bank.
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Carrefour porté par Royal Bank of Canada
La séance a surtout été marquée par un nouveau coup de semonce sur les valeurs IA, les semi-conducteurs en tête.
Les estimations de résultats trimestriels de Samsung ont été le déclencheur. Le groupe sud-coréen et fondeur de puces a vu son bénéfice opérationnel multiplié par 19 mais son action a plongé de 7% à Séoul, entraînant dans son sillage les autres sociétés asiatiques de semi-conducteurs comme SK Hynix (-6,06%) et le japonais Kioxia (-11,3% à Tokyo).
"C'est tout le problème d'un marché valorisé à la perfection, estime dans une note Stephen Innes, stratégiste chez Spi AM. De bons résultats ne suffisent plus. Les investisseurs ne jugent plus le trimestre écoulé, ils évaluent la capacité des prochains trimestres à dépasser une trajectoire de bénéfices qui a déjà été propulsée presque à la verticale."
Selon lui, "le marché commence à se poser une question plus difficile: non pas si la demande est forte, mais si elle peut continuer à accélérer au rythme que les investisseurs ont déjà intégré dans leurs anticipations."
"Cette correction s’explique d’abord par des prises de bénéfices après un parcours déjà exceptionnel. Mais elle traduit aussi une inquiétude plus profonde : la croissance actuelle est-elle durable ou simplement le sommet d’un cycle?", juge Antoine Fraysse-Soulier, analyste de marché chez Etoro.
L'aversion au risque général pour l'IA s'est propagée la place de Paris. Les groupes de semi-conducteurs Soitec et STMicroelectronics, qui présentent des composants essentiels pour les centres de données, ont lâché respectivement 17,1% et 8% tandis que Schneider Electric a plié de 3,7%.
Du côté des valeurs en hausse, on retrouve Carrefour, qui a pris 3,7% soutenu par Royal Bank of Canada qui a initié sa couverture à l'achat.
Air France-KLM s'est adjugé 2,5% alors que JPMorgan a placé l'action en surveillance positive, anticipant des résultats du deuxième trimestre supérieurs aux attentes.
Sur le front des petites et moyennes capitalisations, Voyageurs du Monde a gagné 22%, se calant non loin du prix de 180 euros par action proposé dans le cadre d'une opération financière visant à sortir le voyagiste sur mesure de la cote.
Sur les autres marchés, l'euro abandonne 0,15% face au dollar à 1,1425 dollar. Le pétrole avance. Le contrat de septembre sur le Brent de mer du Nord prend 2,85% à 74,04 dollars le baril tandis que celui d'août sur le WTI coté à New York avance de 2,7% à 70,43 dollars le baril.
